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ETF : les jeunes ouvrent la voie d'une Bourse plus accessible

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Selon l'étude de la bourse Lise, plus d'un quart des Français savent désormais qu'on peut investir en Bourse via des ETF. Et ce sont les 18-34 ans, loin devant leurs aînés, qui mènent la danse, même si un net écart entre femmes et hommes persiste.
 

Simples, diversifiés et peu coûteux, les ETF, ces fonds indiciels cotés qui répliquent un indice comme le CAC 40 ou le MSCI World, connaissent un essor spectaculaire en Europe, où ils viennent d'enregistrer leur meilleure collecte semestrielle jamais mesurée. En France, où la culture boursière reste limitée, la dynamique commence elle aussi à se faire sentir. Selon l'étude « Les Français et la Bourse » réalisée par Lise (Lightning Stock Exchange) auprès de 1 000 personnes, plus d'un quart des Français (26 %) savent désormais qu'il est possible d'investir en Bourse via des ETF.
 

Une génération qui s'empare des ETF
Le principal moteur de cette évolution est la jeune génération. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les investisseurs les plus expérimentés qui maîtrisent le mieux ces produits, mais les plus jeunes. 16 % des 18-34 ans déclarent comprendre suffisamment les ETF pour envisager d'y investir, contre seulement 6 % des 65 ans et plus, soit près de trois fois moins. Les jeunes sont aussi les plus nombreux à identifier spontanément l'ETF comme un moyen d'investir en Bourse (29 %, contre 20 % chez les seniors).
 

Cette meilleure connaissance s'accompagne d'une plus grande familiarité avec les marchés : les jeunes générations sont celles qui investissent le plus et se sentent le plus capables de franchir le pas. Un phénomène nourri par la démocratisation des applications de courtage, la pédagogie des réseaux sociaux et l'accessibilité de ces fonds, souvent logeables au sein d'un plan d'épargne en actions (PEA) ou d'un contrat d'assurance-vie. « En quelques années, les ETF sont devenus la porte d'entrée vers la Bourse d'une nouvelle génération », observe Mark Kepeneghian, PDG de Lise. « Quand un produit est simple, diversifié et accessible, les jeunes s'en emparent. »
 

La démocratisation bute encore sur l'écart hommes-femmes
Bonne nouvelle : l'ETF déborde les frontières sociales. Si les CSP+ représentent 51 % des Français qui déclarent bien connaître ces produits, les CSP- (31 %) et les inactifs (18 %) constituent ensemble près de la moitié de ce public. De quoi confirmer que l'ETF est aujourd'hui l'un des produits les plus accessibles pour découvrir les marchés, quel que soit son niveau de revenus, à condition d'accepter d'y consacrer une épargne dont on n'a pas besoin à court terme.
 

Cet engouement des plus jeunes n'est pas qu'une affaire de génération connectée. Il reflète aussi un nouveau rapport à l'épargne : face à des livrets peu rémunérateurs et à un accès à la propriété de plus en plus difficile, une partie des 18-34 ans voit dans la Bourse un moyen de faire fructifier un capital modeste sur le long terme. Les ETF, avec des tickets d'entrée de quelques dizaines d'euros et des frais réduits à une fraction de ceux des fonds gérés activement, répondent parfaitement à cette attente.
 

Pour passer de la connaissance à l'action, plusieurs enveloppes s'offrent aux épargnants : le compte-titres ordinaire, le plan d'épargne en actions (PEA), fiscalement avantageux après cinq ans, ou encore l'assurance-vie, qui référence de plus en plus d'ETF. Le choix dépend de l'horizon de placement et de la fiscalité recherchée. Encore faut-il que l'offre suive : longtemps cantonnés au compte-titres, les fonds indiciels gagnent du terrain dans les contrats d'assurance-vie et les plans d'épargne retraite, élargissant d'autant leur audience potentielle.
 

Un frein demeure toutefois : l'appropriation reste très majoritairement masculine. Les hommes sont plus de deux fois plus nombreux que les femmes à déclarer comprendre assez les ETF pour y investir (15 % contre 6 %), et au total 68 % des Français qui les maîtrisent sont des hommes. Un constat qui recoupe une réalité plus large : les femmes restent moins nombreuses à investir en Bourse et se jugent plus souvent insuffisamment armées pour se lancer, alors même que les études montrent qu'elles obtiennent en moyenne de bons résultats une fois investies. Rappelons enfin que, malgré leur simplicité, les ETF restent des placements en actions, exposés à un risque de perte en capital : la diversification et l'horizon long sont les meilleurs alliés de l'investisseur.